Sa santé déclinante, Lat Diop réduit ses visites
Selon des informations recueillies par L'Observateur auprès de ses avocats, l’ancien directeur de la Lonase Lat Diop, incarcéré dans la cellule 42 de la prison de Rebeuss depuis septembre dernier, commence à ressentir les effets d’une santé déclinante. En conséquence, il envisage, si ce n'est déjà fait, de réduire le nombre de ses visites, ne recevant désormais plus que sa famille et ses conseillers. Face à la lente dégradation de son état, le juge du Parquet financier, Idrissa Diarra, a été sollicité pour désigner un médecin chargé de mener une expertise médicale afin d’évaluer si la condition de santé de Lat Diop est véritablement encore compatible avec la détention en milieu carcéral.
La liberté provisoire ou le Pavillon spécial
L’ancien ministre des Sports semble aujourd’hui confronté à des soucis de santé bien réels. C’est en tout cas l'alerte lancée par ses avocats, suivant les instructions de leur client, dans une lettre adressée au magistrat instructeur. Bien qu'il suive un traitement à l'étranger, des sources de L'Observateur révèlent que son dossier médical, qui se trouve actuellement en France, n'a pas encore été versé dans la procédure judiciaire. Si le médecin désigné par le juge présente un rapport favorable, l’ancien directeur de la Lonase pourrait bien voir la possibilité d'une liberté provisoire se dessiner à l'horizon, ou, à défaut, être transféré au Pavillon spécial de l’Administration pénitentiaire à l’hôpital Le Dantec pour une prise en charge plus adéquate.
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Pour rappel, Lat Diop a été placé sous mandat de dépôt, après son inculpation pour détournement de deniers publics évalués à 8 milliards de FCfa, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds, est survenue suite à une dénonciation de l'ex-administrateur de 1XBet au Sénégal, Mouhamed Dieng. Des accusations que l’ancien ministre des Sports rejette fermement, arguant que «les 8 milliards ne peuvent provenir que d’une dette fiscale imputable non au Directeur général de la Lonase personnellement, mais plutôt à la société».