Abdoulaye Ba, 40 ans, croupit en prison depuis le 27 août 2020, Selon Les Echos, la vie de ce charbonnier domicilié à Bargny a basculé le jour où la mineure M. R. Ndione l'a accusé de pédophilie et de détournement de mineure.
Tout est parti d'une dénonciation
C'est Mohamed Ndione, un officier d'état civil cousin de la mineure, venu acheter du charbon, qui a trouvé cette dernière dans le lieu de travail de l'accusé. Celui-ci n'ayant pas trouvé les parents de la fillette à la maison lorsqu'il est arrivé, a informé sa cousine, Ndèye Awa de la présence de M. R. Ndione chez le charbonnier.
Le charbonnier mençait la petite avec une cravache à la main
Celle-ci s'est immédiatement rendue au commerce de Abdoulaye Ba pour voir les raisons de la présence de la gamine sur les lieux. Mais quand elle est arrivée sur place, Ndèye Awa a constaté que le local est fermé. Lorsqu'elle a subitement ouvert la porte, elle a vu Abdoulaye Ba torse nu, une cravache à la main avec la petite.
C'est ainsi que cette dernière est ressortie en pleurs de cette petite chambrette que le charbonnier avait aménagée.M. R. Ndione, pressée de questions par Ndèye Awa, lui raconte qu'elle était passée pour déposer des ordures sur les lieux avant qu'elle ne se fasse interpeller par l'accusé. À l'en croire, celui-ci l'a forcée à se coucher sur le lit en la menaçant avec une cravache avant de la caresser. Abdoulaye Ba, arrêté, a nié les faits depuis l'enquête jusqu'à la barre de la chambre criminelle de Dakar où il a été jugé hier, mardi 28 janvier 2025, pour détournement de mineure et pédophilie.
"Il m'a caressée avant de me menacer avec une cravache pour me forcer à coucher sur le lit"
Il a déclaré que la gamine n'a pas mis les pieds à son lieu de travail. Acculé, il finit par avouer qu'effectivement, elle s'est présentée là-bas ce jour-là vers les coups de 16h. C'est là qu'il lui a intimé l'ordre de rentrer quand il l'a vue compter son argent.M. R. Ndione, elle, n’a pas varié sur ses déclarations. "Il s'est mis torse nu et s'est couché sur moi. Puis, il m'a caressée avant de me menacer avec une cravache pour me forcer à coucher sur le lit", avait-elle dit. Délibéré au 5 février 2025.