Ouf de soulagement pour les habitants de Zac Mbao dont les appartements étaient cambriolés par Maman Hourèye pour se procurer sa dose de chanvre indien. La droguée âgée de 24 ans, a été arrêté et envoyée en prison. Son modus operandi ? D'après le récit de L'OBS, elle profitait de l’absence des propriétaires pour visiter les appartements de ses victimes. Elle fracturait les portes et vidait les armoires et autres espaces de rangement en visant en priorité l’argent, les vêtements et les bijoux.
Son forfait accompli, elle remettait le butin à H. Ousseyni, chargé de l’’écouler. En contrepartie, ce dernier garantissait à la voleuse sa dose de chanvre indien. «Maman Hourèye» est tombée le 24 février. « Alors qu’elle fouillait l’appartement de M. S. Bâ à la cité Capec, un enfant l’a surprise et a alerté sa mère, rapporte L’Observateur dans son édition du jeudi 20 mars. Paniquée, elle a tenté de fuir en sautant du balcon, mais une foule l’a interceptée et livrée à la police. Il sera retrouvé sur elle un classeur contenant des documents administratifs et, bien cachée sous ses habits, la somme de 300 000 francs CFA. »

Le journal signale que les documents appartiennent à un nommé A. Diouf. Très vite, poursuit la même source, les enquêteurs établissent le lien avec une plainte contre X, pour vol avec effraction, déposée par un agent de l’AIBD. Ce dernier avait déclaré à la police qu’un jour à son retour du travail, il avait constaté que sa chambre a été visitée et qu'un classeur contenant des documents administratifs, 300 000 F CFA et des habits de valeur avaient disparu.
L’enquête révèle que «Maman Hourèye» était passée par là.Arrêté à son tour, H. Ousseyni, tailleur de son état, a reconnu les faits. « Lors de la perquisition à son domicile, un boubou getzner et d’autres objets ont été retrouvés. Il justifie le recel des habits par la préparation du baptême d’un de ses amis et avoue avoir vendu le reste des boubous getzner au prix de 25 000 F CFA », relate L’Observateur.

Poursuivis pour vols avec effraction et recel, les mis en cause ont été jugés au tribunal de Pikine-Guédiawaye. «Maman Hourèye» a pris deux ans ferme tandis que H. Ousseyni a été condamné à la moitié de cette peine.