Le détenu Manou est un capo du trafic de drogue dans la banlieue de Keur Massar, Mbao, Gadaye et environs. Face aux enquêteurs, il va débiter des arguments de défense fallacieux. En réponse à la question des enquêteurs sur la paternité de la cargaison de drogue saisie par devers lui, Manou de lancer en ouolof : «mane dama wékh dounkh dong, wayé féké massi bolé», (j’ai la guigne, mais je ne suis en rien mêlé à ce trafic Ndlr :).
Pour en attester, Manou dira avoir pris en location le véhicule saisi par la police, mais pour convoyer un colis de chaussures, et non de la drogue. L’enquête va révéler qu’il avait, en réalité, réquisitionné les deux motos saisies, pour escorter le véhicule loué et qui devait convoyer les sacs suspects. Ces objets saisis ont été placés sous scellé. Manou, ses trois lieutenants et le lutteur Tapha Maada seront incessamment déférés à la cave du procureur de la République.
La mesure de garde à vue levée aujourd'hui
Selon des sources de l’Observateur, la mesure de garde à vue prise à l'encontre du lutteur Tapha Maada par les limiers de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), sera levée aujourd’hui. Ceci en vue de son transfert devant le procureur de la république en charge de son dossier. Il partagera la fourgonnette de la police avec ses codétenus d’infortune que sont le capo, Ousseynou Ndiaye alias Malou, arrêté à Grand Médine en même temps que trois de ses lieutenants.
Tapha Maada et Cie filent vers la Chambre criminelle
Au regard de la kyrielle d’infractions retenues contre eux : Association de malfaiteurs, trafic de drogue en groupe criminel organisé et blanchiment de capitaux, Tapha Maada, Manou et Cie filent tout droit vers la chambre criminelle. D’ici là, Tapha Maada, Manou et Cie réfléchiront sur un plus solide argument de défense, différent des confessions circonstanciées faites à l’enquête préliminaire.