Entendu par les enquêteurs, le lutteur Tapha Mada et le capo Manou sont passés aux aveux.. Au cours de son audition, Tapha Maada qui a été cueilli samedi dernier, dans une gargote communément appelée «cafégua», s’est épanché sur les faits de trafic de drogue qui lui sont opposés. Tapha Maada, un ancien mécanicien devenu champion de lutte. Il a avoué qu’il savait pertinemment que les deux imposants sacs qui ont été livrés chez lui, vendredi dernier, contenaient du chanvre indien convoyé depuis la localité de Koulaye en Casamance.
Seulement, il va chercher à relativiser son statut de trafiquant. Pour ce faire, Tapha Maada va balancer son parrain dans ce milieu. Il s’agit, selon lui, d’un caïd aguerri du trafic de l’herbe qui tue (en cavale), établi dans un populeux quartier de Dakar que nous nous abstenons expressément de citer. A l’en croire, son rôle se résumait à réceptionner la cargaison de drogue pour ensuite la remettre au parrain en question qui, précise-t-il, est le destinataire final du colis.
C'est un repris de justice
Interpellé sur ses accointances suspectes avec plusieurs caïds de la drogue, Tapha Maada justifiera cette remarque par le fait qu’il fut un ancien indicateur. Dans le même ordre, Tapha Maada, marié à une épouse, (il a récemment convolé en noce), confirme son statut de repris de justice, en avouant avoir déjà fait la prison. Ce lutteur qui a d’abord taquiné le métier de mécanicien, s’est empressé de préciser avoir eu maille à partir avec Dame justice pour des faits de coups et blessures volontaires (Cbv). Il passe pour être le principal soutien de sa famille et qu’il subvient aussi aux onéreux frais médicaux de son père malade.