Des cadres de la Direction informatique, le vigile et l’agent du Gmi entendus
L’enquête sur le cambriolage au Trésor public confiée aux limiers de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar, avance à grands pas. Plusieurs cadres de la direction de l’informatique du Trésor ont défilé, un à un, devant les limiers, soumis à un feu roulant de questions. Selon des sources de L’Observateur, parmi les personnes auditionnées sur procès-verbal figuraient certains occupants des bureaux visités par les cambrioleurs. Dans la même dynamique, les enquêteurs ont également entendu la patronne de la direction de l’informatique du Trésor, convoquée en sa qualité de responsable morale de l’institution.
La série d’auditions sera élargie à l’agent de police A. Goudiaby, officiant à la 9e Compagnie du Groupement mobile d’intervention (GMI). L’autre préposé à la sécurité des lieux, le vigile J. M. Niakh, qui était de garde la nuit des faits, a également été soumis au feu roulant des enquêteurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Selon des informations de L’Observateur, tout ce beau monde a été confronté à une série de questions, notamment liées à ce cambriolage, ainsi pour certains à la nature des données contenues dans les ordinateurs dérobés.
Cette audition marathon a pris fin en début de soirée. L’ensemble des cadres de la Direction de l’informatique du Trésor auditionnés, y compris la Directrice, sont repartis libres du Commissariat central, avec l’obligation de répondre à toute réquisition ultérieure de la police. L’agent du GMI, qui est sous le coup d’un arrêt de rigueur, ainsi que le vigile en question, sont repartis libres.
Les caméras de surveillance
Distinctement de la série d’auditions des cadres de la direction de l’informatique du Trésor, la Sûreté urbaine a également lancé une autre phase capitale de l’enquête. Il s’agit de l’exploitation des caméras de surveillance de la direction de l’informatique du Trésor, ainsi que celles d’un multiservice situé en face. Selon des sources de L’Observateur, cette phase de l’enquête peine encore à livrer tous ses secrets. Et pour cause, soufflent-elles, «c’est une tâche d’autant plus complexe qu’il s’agit d’exploiter une banque de données fournie. Il faut ratisser large, en passant en revue toutes les images captées par les caméras de surveillance, la veille, le jour et le lendemain des faits.»
Toutefois, révèlent les mêmes sources, «l’exploitation minutieuse des images des caméras de surveillance», dans le but d’identifier les cambrioleurs en cavale, se heurte à une impasse : la faible résolution des images filmées la nuit. Un handicap qui ne semble pas ébranler l’ardeur des enquêteurs, déterminés à lever le voile sur ce cambriolage nébuleux.