Prendre trop souvent des antidouleurs aurait-il un effet inverse ? Dans une vidéo, le docteur Sermed Mezher met en garde contre les antidouleurs, estimant que de nombreuses personnes "ne réalisent pas les risques associés". Plus précisément, il alerte sur la consommation d'ibuprofène, l'un des médicaments en vente libre les plus utilisés, comme le souligne un article du Bristol Post.
Les consommateurs d'antidouleurs sont nombreux, et ces médicaments sont faits pour agir dans différentes situations. L'ibuprofène fait partie de ces anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), et il est également vendu sous les noms de marque Nurofen, Calprofen et Ibuleve.
L'ibuprofène, comment ça marche ?

Il agit en réduisant les hormones responsables de la douleur et de l'inflammation dans le corps et est utilisé pour soulager divers maux, tels que les douleurs dorsales, les douleurs menstruelles, les maux de dents et les symptômes du rhume, de la grippe ou même du Covid-19.
Mais comme pour tout médicament, il est essentiel de savoir comment bien le prendre afin d'éviter tout effet secondaire potentiellement nocif. C'est dans cette optique que le docteur Sermed Mezher s'est exprimé sur TikTok pour donner ses conseils et mises en garde.

Dans une vidéo sur les cinq choses qu'il ne ferait "jamais" en tant que médecin, il déconseille de prendre des anti-inflammatoires en vente libre tous les jours sur une longue période. "La première chose à ne pas faire, c'est de prendre des anti-inflammatoires en vente libre tous les jours sur une longue période, car les gens ne réalisent pas que cela peut en fait user la paroi de leur estomac et même entraîner des ulcères."
L'ibuprofène, mais pas que
Son avertissement concerne également d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, notamment :
L’aspirine
Le naproxène
Le diclofénac

En France, l'Agence nationale de santé et du médicament indique sur son site "avoir interdit leur libre accès en 2019, c’est-à-dire que depuis cette date, les boîtes d’ibuprofène doivent être positionnées derrière le comptoir du pharmacien. Une mention a aussi été ajoutée dans la notice sur le fait qu’une prise d’anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) peut masquer les symptômes d’une infection bactérienne et conduire à un retard de diagnostic et de prise en charge.