L’affaire Dieynaba Sangharé Ndiaye s'emballe. Hier, mercredi 23 octobre 2024, le commissariat central de Matam a procédé à l'arrestation de son époux, Dr Alioune Badara Mbacké, ainsi que deux de ses complices présumés : son chauffeur et son vigile. Après leur face-à-face avec les enquêteurs, les trois hommes ont été placés en garde à vue.
Le mari, le chauffeur er le vigile déférés
Le chauffeur et le vigile de son mari, ont été cités dans la plainte déposée par Dieynaba Sangharé Ndiaye, laquelle était appuyée par un certificat médical attestant d'une Incapacité temporaire de travail (Itt) de 10 jours. L’ordre d’arrestation est venu du Procureur du Tribunal de grande instance de Matam, qui a exigé que le médecin-chef et ses complices présumés soient placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
Sauf revirement de dernière minute, les trois mis en cause seront présentés, ce jeudi, au procureur de la République de Matam, rapporte des sources de L'OBS.
Prévu pour être jugé hier, le procès a été reporté en raison d’irrégularités relevées par le parquet. Si le médecin-chef devait comparaître libre, c’était suite à une citation à parquet. Cependant, étant sur le territoire sénégalais, il aurait dû recevoir une citation au prévenu.
Cette subtilité juridique a changé le cours des événements : Mbacké ne sera plus jugé devant le Tribunal correctionnel, mais devra faire face à la Justice en flagrants délits.
L’histoire entre Dr Mbacké et Dieynaba Sangharé Ndiaye, commencée en février dernier, n’aura duré que le temps d’une rose. Leur union, scellée à peine trois mois plus tôt, s’est rapidement consumée dans les flammes de la violence. Le 14 avril, lasse des humiliations répétées, Dieynaba (26 ans), assistante juridique, se révolte.
Le mari jugé en flagrant délit
Ce jour-là, elle se présente devant l’Adjudant de police Arfang Ndong, déterminée à dénoncer les sévices subis : coups et blessures répétés, violences, injures, menaces. Sa plainte décrit un enfer conjugal fait d’agressions et de brutalités infligées par celui qui aurait dû la protéger.
Mais la procédure tarde à avancer. Entre-temps, le mari riposte en portant plainte contre elle pour collecte de données à caractère personnel, renversant la situation. Jugée en flagrants délits au Tribunal de Pikine-Guédiawaye, Dieynaba est condamnée à trois mois de prison et à payer une amende de 4 millions de FCFA..