Ce que dit la lettre adressée par Alioune Sall à Jean Baptiste Tine
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique est décidé de mettre fin aux activités des médias jugés non conformes au Code de la presse. Après la publication de la liste des médias conformes au Code de la presse, le ministre de la Communication a officiellement écrit, le 17 février dernier, au ministre de l'Intérieur, Jean Baptiste Tine, afin de solliciter ses services pour la cessation immédiate des médias ne répondant pas aux exigences légales.
La DST et la DSC activées
Des sources autorisées de Libération renseignent que la Direction de surveillance du territoire (DST) renseignements généraux et la Division spéciale de Cybersécurité ont été mises en branle par le ministre de l'Intérieur. Le ministère de la Communication a rendu publique, il y a un mois, la liste des médias qui remplissent les conditions exigées par le Code de la presse et ceux qui n’en remplissent pas les critères.
Après des mois de travaux, il ressort des conclusions que, sur les 638 médias déclarés, seuls 258 répondent aux exigences du Code de la presse et peuvent donc poursuivre leurs activités. En revanche, 380 sont jugés non conformes par le ministère de la Communication et devront stopper leurs activités, le temps de se mettre en règle, au risque d’être sanctionnés.
"Les textes sont clairs, nous avons une Constitution qui consacre la liberté de création et qui organise l’existence de ces médias-là et les contraint au respect de la loi. Quelles que soient les intentions des autorités publiques et ou politiques, il faut qu'on respecte la loi. Ce n'est pas une prérogative de l'État du Sénégal à travers son ministère de reconnaître ou de ne pas reconnaître un média", assénait Ahmadou Bamba Kassé, secrétaire général du Synpics, le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication.