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Des nouvelles de l'étudiant, malade mental, auteur d'un double homicide

Présumé auteur du double meurtre de Louga, l’étudiant S. B. Sagna, qui souffre de troubles psychologiques, est placé sous haute surveillance de la gendarmerie à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye où on souffle que son état est «stable».

Deux passagers qui voulaient passer la fête de Korité avec leurs familles respectives, ont été tués dans la commune de Gueun Sarr (Louga) à hauteur du dispensaire de Darou Rahmane par un malade mental qui leur a jeté des briques. La première victime travaillait comme assistante au Rectorat de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb). L'autre victime est ngénieur en Génie civil âgé d’une cinquantaine d’années qui avait quitté son chantier sis à Saint-Louis à bord d’un «Allô Dakar» pour passer la fête de Korité à la capitale auprès des siens.

Une forte surveillance policière

Trois jours après ce double homicide, l’auteur présumé, étudiant à l’Université Alioune Diop de Bambey, est toujours interné à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. D’après des sources de L’Observateur, sa prise en charge qui a été immédiate est jugée « bonne » par les membres de sa famille qui sont à son chevet. « Ils sont naturellement les seuls à accéder à lui en dehors du personnel soignant », confie la source. Toutefois, ce n’est pas un schéma classique qui est appliqué à l’étudiant S. B. Sagna. Compte tenu du double homicide dont il est le présumé auteur, un dispositif de surveillance stricte est déployé autour de l’étudiant qui pourrait être soumis à un interrogatoire par des éléments de la gendarmerie, si le médecin-traitant donne son accord. « Tout dépendra du médecin qui peut le juger apte à répondre aux questions. A défaut, les enquêteurs devront patienter », confie la même source.

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Le sort de l’étudiant lié aux résultats de l’expertise psychiatrique

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Le sort de l'auteur du double homicide dépend très fortement des résultats de l’expertise médicale qui pourrait être demandée par le juge en charge du dossier. L'OBS confie que seule l’expertise médicale pourra déterminer si au moment des faits, les capacités de discernement de l’étudiant n’étaient pas altérées par sa maladie. En termes plus clairs, s’il jouissait de toutes ses facultés mentales au moment de s’acharner à coups de brique sur les deux véhicules à bord desquels avaient pris place l’assistante Sokhna Keïta Sylla et l’ingénieur en génie civil Ousmane Ndao. Si les résultats établissent que sa capacité de discernement était intacte, la loi lui sera appliquée, dans le cas contraire, il pourra bénéficier de l’article 50 du code pénal et échapper à toutes poursuites judiciaires.

L’irresponsabilité pénale des malades mentaux

Si dans les textes, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont protégées par l’article 50 et donc épargnées d’un emprisonnement, dans les faits, cela n’est pas toujours le cas. Ansoumana Dione, le président de l’association Sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (Assamm), s’est étranglé de colère en évoquant le cas d’une « centaine de malades mentaux qui croupissent dans les prisons au Sénégal », bien que protégés par l’article 50.

Une situation dénoncée par les familles des malades mentaux et qui, selon Ansoumana Dione, est liée à l’absence d’une division fermée à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. « Une telle division au même titre que le Pavillon Spécial qui accueille les détenus malades, pourrait être réservée aux détenus malades mentaux qui pourront y subir des soins, mais également purger leur peine, si le juge estime qu’ils ne peuvent pas bénéficier de l’article 50 du code pénal ».

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