D'après les informations rapportées par Al Jazeera, le site X.com a été soumis à un blocage temporaire en raison de son historique lié à des sites à caractère pornographique et de jeux d'argent. Le ministère de la communication et de l'informatique a clairement affirmé que le nom de domaine de ce réseau social ne respectait pas les lois strictes du pays concernant les contenus « négatifs ».
Usman Kansong, directeur général de l'information et de la communication publique, a annoncé que des pourparlers étaient en cours entre le gouvernement indonésien et les représentants de X pour trouver une solution à ce problème. L'objectif étant d'obtenir une lettre de garantie de la part de Twitter, confirmant que X.com serait bel et bien utilisé par la plateforme.
Ce blocage pose une nouvelle fois la question de la loi anti-pornographie votée par l'Indonésie en 2008, qui établit des critères très stricts sur la nature du matériel considéré comme pornographique. Selon cette loi, la pornographie inclut toute forme de matériel sexuel créé par l'homme, qu'il s'agisse de dessins, croquis, illustrations, photographies, textes, voix, sons, images animées, dessins animés, poèmes, conversations et gestes.
En conséquence, le nom de domaine X.com, jugé inapproprié en raison de son potentiel lien avec des contenus pornographiques, a été bloqué conformément à ces dispositions légales strictes. Cela soulève des questions sur l'équilibre entre la protection des valeurs culturelles et morales du pays et l'accès à la liberté d'expression en ligne.
Le futur de X reste incertain en Indonésie, mais les négociations en cours avec le gouvernement laissent entrevoir une possible résolution de ce différend. Toutefois, la situation soulève des débats sur la manière dont les réseaux sociaux internationaux peuvent se conformer aux législations locales sans compromettre leurs principes fondamentaux de liberté d'expression et d'accès à l'information. Reste à voir comment Twitter/X abordera cette question délicate et comment les autorités indonésiennes réagiront face à ces enjeux complexes.